Merci tout de même de vous inquiéter pour moi. JC
dimanche 18 septembre 2011
Réponse à un ami qui me veut du bien
J'ai reçu jusqu'ici deux échos à mon annonce de retour dans l'univers du blog qui font tous deux état de mon "pessimisme". Au fond de moi je ressens une agréable chaleur à la pensée que des amis s'inquiètent de ma santé morale mais je voudrais les rassurer sans attendre: je ne suis en aucune façon dépressif, ni même pessimiste. Je n'irai pas jusqu'à dire que je vois "la vie en roooseeee", encore moins l' avenir et si j'en ai donné l'impression c'est que je me suis mal exprimé ou que les lecteurs ont extrapolé. J'essaie en toute modestie de faire part de mes observations et de mes réflexions sur ce que je constate de l'évolution du monde. Je dis simplement que celui que nous avons connu naguère est en train de céder la place à un autre. Ma vie et celle des gens de ma génération n'en seront pas affectées; quant aux jeunes, le monde émergent leur paraîtra aller de soi puisqu'ils n'auront connu que lui. En fait, l'âge, loin de me rendre pessimiste, me permet un détachement et une prise de distance dont je n'aurai peut-être pas été capable plus jeune. J'observe et je dis ce que je vois; et comme mon constat, JP, s'accorde au tien et à beaucoup d'autres, il a des chances de rendre la réalité. Mon billet "le retour" s'en tient là; il est exempt de tout commentaire et si le tableau est sombre c'est hélas que le modèle est sombre, non le peintre. Rien ne sert de l'ignorer. L'histoire nous le prouve: chaque fois que des hommes ont préféré soumettre leurs actes à leurs idées plutôt qu'aux réalités, ils se sont fait rattraper par elles et la leçon a toujours été rude. Je veux donc rester lucide même si le spectacle ne me plait pas.
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Bonjour Jean-Claude!
RépondreSupprimerJ'aime bien votre "si le tableau est sombre c'est hélas que le modèle est sombre, non le peintre". Profitons du soleil tant qu'il y en a!
Amitiés,
Annick (Garache ex Gouvernel)